L'Enlèvement de Proserpine

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L'Enlèvement de Proserpine
Peter Paul Rubens (1577-1640), peintre flamand. "L'enlèvement de Proserpine". Version après restauration. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.CC0 Paris Musées / Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais
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Peter Paul Rubens (1577-1640). "L'enlèvement de Proserpine". Version avant restauration. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.CC0 Paris Musées / Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais
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Enlèvement = rapt - Char antique - Cheval - Nu - Femme - Homme - Bouclier - Casque - Mythologie gréco-romaine
L'Enlèvement de Proserpine
Rubens, Pierre Paul
Datation
Entre 1614 et 1615
Musée
Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
Auteur(s)
Rubens, Pierre Paul (Siegen, 28–06–1577 - Anvers (Antwerpen), 30–05–1640), peintre
Dates
Entre 1614 et 1615
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
PDUT954

Informations détaillées

Auteur(s)
Rubens, Pierre Paul (Siegen, 28–06–1577 - Anvers (Antwerpen), 30–05–1640), peintre
Date de production
Entre 1614 et 1615
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 38 cm
  • Largeur : 67 cm
Dimensions - Cadre
  • Hauteur : 36.4 cm
  • Largeur : 85.3 cm
  • Epaisseur : 5.9 cm
Description iconographique

Pour complaire à Vénus, l’Amour tire une flèche dans le cœur de Pluton. Fou d’amour pour la jeune Proserpine, le dieu des Enfers l’arrache alors à sa cueillette de fleurs et l’entraîne dans les Ténèbres qu’il habite.L’histoire de Pluton et de Proserpine est racontée dans les "Métamorphoses" d’Ovide et reprise par Claudien, au Vème siècle. C’est du récit de ce dernier que s’est tout particulièrement inspiré Rubens lorsqu’il reçut la commande d’un grand tableau illustrant l’Enlèvement de la jeune déesse, en 1614-1615. Ce fut la première occasion pour le peintre de traiter ce thème. L’esquisse, qui seule témoigne de ce que fut le tableau achevé, détruit lors d’un incendie en 1861, traduit toute la fougue de Pluton et la violence de l’enlèvement. Les chevaux lancés au galop, la jeune femme qui renverse son panier de fleurs dans sa chute et le corps renversé de Proserpine insistent, non sans visée moralisatrice, sur la fragilité des femmes.Le traitement de "L’Enlèvement de Proserpine" procède de la touche nerveuse et rapide, caractéristique de la peinture de Rubens à son retour de Rome. Les lignes sont dynamiques et les corps en mouvement. Lorsque Philippe IV d’Espagne lui commande à nouveau ce sujet en 1636, Rubens réutilise la composition de 1614-1615, mais la retourne et resserre le cadrage sur les figures (P. P. Rubens, "Le Rapt de Proserpine", Madrid, Musée du Prado), donnant ainsi l’illusion que Pluton pourrait être stoppé, alors que tout espoir est perdu dans l’esquisse du Petit Palais.L’esquisse peinte prenait une place importante dans le processus de création du maître. Elle permettait au commanditaire de valider ses projets de composition. Perçues comme l’expression brute de l’inspiration artistique, ces « esquisses-modèles » plurent très tôt aux collectionneurs, ce qui a permis d’en conserver quelques unes.

Commentaire historique

Vers 1614, Rubens reçut la commande d’un tableau représentant l’Enlèvement de la déesse Proserpine. La peinture du Petit Palais en est l’esquisse et l’unique témoignage de ce que fut l’œuvre achevée, puisque celle-ci se trouvait dans la collection du duc de Malborough, au château de Blenheim qui prit feu en 1861."L’Enlèvement de Proserpine" est passé par plusieurs ventes publiques : la Vente Trouard, à Paris, le 22 février 1779, cat. n°94 (vendu 600 livres) ; la Vente Lebrun, à Paris, le 11 avril 1791, cat. n°72 (vendu 770 livres à de Castelmore) ; la Vente de Castelmore, à Paris, le 20 décembre 1791, cat. n°45. Lors de cette dernière vente, Alexandre-Joseph Payet acheta l’esquisse pour le compte du président Haudry, pour la somme de 840 livres.En 1800, le tableau se trouvait toujours dans la collection Haudry et fut vendu, le 4 août, à Orléans, par le marchand Henry, au cardinal Joseph Fesch. Il était présenté dans la « Camera di Rubens », au Palais Falconieri, à Rome. Après à la mort du cardinal, ses collections furent inventoriées et vendues. "L’Enlèvement de Proserpine" portait le numéro inv. n°3330 et fut mis en vente à Rome les 17 et 18 mars 1845 (cat. n°200-161). A une date inconnue, l’esquisse rejoignit la collection du professeur Schrakner, à Strasbourg. Puis, celle des frères Dutuit, à Rouen. En 1902, elle est entrée dans les collections de la Ville de Paris, grâce au legs d’Auguste Dutuit.

Mode d'acquisition
Nom du donateur, testateur, vendeur
Date d’acquisition
1902
Numéro d’inventaire
PDUT954

Prolongement

Prolongement

Exposition(s)

Titre
Rubens and his legacy. Van Dick to Cézanne (Londres)
Dates
24/01/2015 - 10/04/2015
Institution
Royal Academy of Arts
Titre
Sensation et sensualité : Rubens et son héritage (Bruxelles)
Dates
25/09/2014 - 04/01/2015
Institution
BOZAR, Palais des Beaux-Arts (Bruxelles)
Titre
Jordaens (1593-1678). La Gloire d'Anvers (Paris)
Dates
19/09/2013 - 19/01/2014
Institution
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Titre
Ton sur ton. Grisailles, monochromes et camaïeux dans la peinture européenne (Toulouse)
Dates
15/03/2008 - 15/06/2008
Institution
Musée des Augustins Musée des Beaux-Arts de Toulouse
Titre
Petit Palais au Kunsthaus (Zurich)
Dates
09/06/1947 - 31/08/1947
Institution
Kunsthaus Zürich

Documentation

Indexation

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Theme representé

Sujet représenté

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