Révolution française : Nuit du 9 au 10 Thermidor An II ou 27-28 juillet 1794. Attentat par la Convention contre Robespierre à la Commune de Paris, actuel Hôtel de Ville, 4ème arrondissement.

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Révolution française : Nuit du 9 au 10 Thermidor An II ou 27-28 juillet 1794. Attentat par la Convention contre Robespierre à la Commune de Paris, actuel Hôtel de Ville, 4ème arrondissement.
© Musée Carnavalet / Ville de Paris
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Révolution française : Nuit du 9 au 10 Thermidor An II ou 27-28 juillet 1794. Attentat par la Convention contre Robespierre à la Commune de Paris, actuel Hôtel de Ville, 4ème arrondissement.
Harriet ou Hariett Fulchran, Jean
Datation
En 1794
Musée
Musée Carnavalet, Histoire de Paris
Auteur(s)
Harriet ou Hariett Fulchran, Jean (Paris, en 1765 - Rome, en 1805), auteur du modèle
Dates
En 1794
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Numéro d’inventaire
G.31916
Révolution française : Nuit du 9 au 10 Thermidor An II ou 27-28 juillet 1794. Attentat par la Convention contre Robespierre à la Commune de Paris, actuel Hôtel de Ville, 4ème arrondissement.

Informations détaillées

Auteur(s)
Harriet ou Hariett Fulchran, Jean (Paris, en 1765 - Rome, en 1805), auteur du modèle
Tassaert, Jean Joseph François (Paris, en 1765 - Paris, vers 1835), graveur
Bance, Charles (Jeune) (Claville, en 27–04–1771 - Paris, 20–01–1863), editeur
Autres titres :
La Nuit du 9 au 10 Thermidor An II (Titre inscrit (lettre)), 1794 : Évènements chronologiques. (Titre de la série)
Date de production
En 1794
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 48 cm
  • Largeur : 61.4 cm
Dimensions - Montage
  • Hauteur : 51 cm
  • Largeur : 63 cm
Description

Oeuvre fixée sur un montage.

Marques, inscriptions, poinçons
Inscription concernant l'auteur - Au recto de la gravure, sous le trait carré, respectivement à gauche et à droite, imprimé à l'encre noire : "Dessiné par le Cit. F.J.Harriet." et "Gravé par J.J.F. Tassaert Cit. Français". \ Impression
Inscription concernant l'auteur - Au recto de la gravure, en bas au centre, imprimée à l'encre noire : "à Paris, chez Bance, Md d'Estampes, rue St Denis Nº214". \ impression
Inscription concernant le titre - Au recto de la gravure, en bas au centre, imprimée à l'encre noire : "LA NUIT DU 9 AU 10 THERMIDOR AN II". \ impression
Lettre - Au recto de la gravure, en bas, imprimée à l'encre noire : "Le 8 Thermidor an 2. Robespierre prononça, à la tribune de la Convention Nationale, un discours dans le quel il repoussa les attaques dirigées contre lui, il se plaignit des Comités de Salut Public, et de Sureté Générale et du sistème des Finances. Ce discours dont l'impression fut décrété, fut attaqué par Vadier, Cambon &c. Le 9 St. Just voulut lire un autre discours; mais il fut interrompu par / Talien, qui dit : qu'on ne voyoit que des hommes venir parler d'eux et demanda que le voile fut arraché, que le tems de dire toutes les vérités étoit enfin venu. Alors Billaud-Varennes accusa Robespierre de domination, Talien le traita de Cromwel, de Catilina, de Verrès et termina par dire : qu'il étoit armé d'un poignard pour le percer si la Convention n'avoit le courage de le décreter / d'accusation. Plusieurs membres se joignirent à Talien pour demander l'arrestation de Robespierre. La même mesure s'étendit à Couthon, St Just, Lebas et Robespierre jeune, que André Dumont accusa d'avoir agioté à l'Armée d'Italie. Ils furent saisis par la gendarmerie et conduits au Luxembourg, là le Concierge refusa de les recevoir. Ils allerent à la Mairie où ils furent accueillis. Le soir / ils se rendirent tous ensemble à la Maison Commune. Henriot, Commandant de Paris, qui avoit été mis en arrestation dans le Comité de Sureté Générale en fut délivré par une force armée. (...)" Suite, voir occurence suivante. \ impression
Lettre - Au recto de la gravure, en bas, imprimée à l'encre noire, suite de la lettre : "(...) Il parcourut les rues de Paris à cheval en criant : aux armes ! la liberté est menacée ! Le tocsin sonna à la Commune et la Municipalité fit une adresse aux Sections de Paris, pour les invité à se réunir à elle / alléguant que la Convention trahissait la Patrie. la Convention de son côté sur la proposition d'Elie Lacoste, décreta : hors la loi les Députés rébelles au décret d'arrestation, le Conseil Général de la Commune qui les avoit reçu dans son sein et Henriot. Des députés parcoururent les sections pour engager les Citoyens à se rallier à l'Assemblée Nationale, et Barras fut élu Général pour diriger la / force armée. La Commune si vit bientôt abandonnée. Léonard Bourdon s'y rendit à la tête des Sections des Gravilliers, des Lombards et des Arcis : Un Gendarme, nommé Charles André Méda, étant entré des premiers, tira un coup de Pistolet à Robespierre et lui cassa la machoire inférieure, un autre se jetta sur Couthon ; ils se deffendirent avec leurs couteaux et furent blessés. Lebas se brula / la cervelle et Robespierre jeune se précipita par la fenêtre et se cassa les deux cuisses. Tous furent arrêtés. Le même jour 10 Thermidor à sept heures du soir Robespierre, Couthon, St Just &c. au nombre de 21 furent décapitées à la place de la Révolution.(...)" Suite de la lettre, voir occurence suivante. \ impression
Lettre - Au recto de la gravure, en bas, imprimée à l'encre noire, suite de la lettre : "(...) Le lendemain 71 individus membres de la Municipalité et autres, subirent le même sort et le sur-lendemain encore douze autres furent / guillotinés comme ayant pris part à la rébellion de la Commune et mis hors la loi par décrèts de la Convention Nle. des 9 et 10 Thermidor an 2. Voyez le courier Républicain et l'Auditeur National". [sic] \ impression
Numéro d'inventaire - Au recto de la gravure, en bas à droite, manuscrit au crayon gras : "G.31916". \ Inscription au crayon
Description iconographique

Révolution française : Nuit du 9 au 10 Thermidor An II ou 27-28 juillet 1794. Attentat par la Convention contre Robespierre à la Commune de Paris, actuel Hôtel de Ville, 4ème arrondissement. Scène historique, membres de la Commune, Couthon, Leonard Bourdon, suicide de Lebas, le gendarme Charles André Méda tire sur Robespierre. Architecture intérieur, tribune, portraits en buste de Marat et le Pelletier, cadre : "Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen", député Talien tenant le : "Décret de mise hors la Loi La Convention". Peuple, meurtre, armes, bonnets, personnage sans tête tenant une feuille : "Adresse aux Sections de Paris".

Commentaire historique

Lors de la séance du 27 juillet à la Convention, Robespierre et ses partisans sont décrétés d'accusation et arrêtés par les Thermidoriens. Libérés par la Commune ils se réfugient à l'Hôtel-de-Ville, mais sont arrêtés le lendemain matin par les troupes envoyées par la Convention. Ils sont tous guillotinés le soir même. Autre hypothèse sur la blessure de Robespierre, cf. gravure de Sloane, publiée le 1er avril 1796 (Louvre, inv. L.508 L.R. nº64), cf. P.Jean-Richard, G.Mondin, cat. exp. "...Jean Soulavie", 1989, p.104-105 ; M.Vovelle (bib.). J.J.F. Tassaert grava aussi d'après Harriet : "le 31 May 1793".

Mode d'acquisition
Numéro d’inventaire
G.31916

Prolongement

Exposition(s)

Titre
Au temps des Merveilleuses, la société parisienne sous le Directoire et le Consulat
Dates
09/03/2005 - 12/06/2005
Institution
Musée Carnavalet, Histoire de Paris

Indexation

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