Des brigands tuent un père dans les bras de sa fille.

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Des brigands tuent un père dans les bras de sa fille.
Jean-Baptiste Lesueur (1749-1826). "Des brigands tuent un père dans les bras de sa fille". Gouache sur carton découpé collé sur une feuille de papier lavée de bleu. Paris, musée Carnavalet.© Musée Carnavalet / Roger-Viollet
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Des brigands tuent un père dans les bras de sa fille.
Lesueur, Jean-Baptiste
Datation
Vers 1793 — 1794
Musée
Musée Carnavalet, Histoire de Paris
Auteur(s)
Lesueur, Jean-Baptiste (en 1749 - en 1826), dessinateur
Dates
Vers 1793 1794
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Numéro d’inventaire
D.9099
Des brigands tuent un père dans les bras de sa fille.

Informations détaillées

Auteur(s)
Lesueur, Jean-Baptiste (en 1749 - en 1826), dessinateur
Date de production
Vers 1793 1794
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 36 cm
  • Largeur : 53.5 cm
Dimensions - Montage
  • Hauteur : 50 cm
  • Largeur : 65 cm
Description

Ensemble de 83 gouaches révolutionnaires connues, dont 73 conservées au musée Carnavalet.

Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Au recto du montage ancien, étiquette manuscrite à l'encre : "77eme feuille"
Légende - Au recto du montage ancien, sous la gouache, étiquette avec légende manuscrite à l'encre : "Des Brigands tue (sic] un père dans les bras de sa fille, et après l'avoir blessé elle même [sic] de cinq coups de feu, ils ne s'en vont qu'après l'avoir vûs [sic] / tomber dans la Rivière où ils la crurent morte.".
Description iconographique

Scène : femme, vieillard, fille, père, blessé, brigand, royaliste, rivière, paysage, meurtre, guerre de Vendée ; Révolution française.

Commentaire historique

Episode de la guerre de Vendée, durant laquelle on désigna les contre-révolutionnaires sous le nom de "brigands". Les exactions furent réciproques mais Lesueur, en bon républicain, préfère montrer celles des royalistes. Comme souvent, il met ici en scène un fait divers anecdotique. L'ensemble des gouaches de Lesueur conservées au musée Carnavalet constitue un témoignage unique de la période révolutionnaire. Sorte de journal en images, la technique dans laquelle il est réalisé, ainsi que son ampleur, laissent supposer une fonction publique, théâtrale ou "muséographique". Ces petits tableaux et - un peu différemment - les textes qui les accompagnent, reflètent les sentiments variés, tantôt enthousiastes, tantôt réprobateurs, de la petitebourgeoisie parisienne face à l'événement et au quotidien révolutionnaires. Scènes historiques, scénettes plus anodines, ou personnages isolés comme des figurines militaires sont saisis avec vivacité, justesse d'observation, sens de la couleur et de la mise en page qui leur confèrent une grande saveur. L'indéniable intérêt documentaire de la série est particulièrement net en ce qui concerne la sans-culotterie, l'armée, les femmes, le costume; mais aussi les mentalités et leur évolution dans la conjoncture politique des années 1789-1806, et ce avec d'autant plus de force que les gouaches ont été peintes immédiatement après l'événement ou le fait qu'elles représentent.

Mode d'acquisition
Nom du donateur, testateur, vendeur
Date d’acquisition
17101977
Numéro d’inventaire
D.9099

Indexation

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

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