L'Homme réveillé

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L'Homme réveillé
Emile-Antoine Bayard (1837-1891). L'Homme réveillé. Illustration pour l'éditon Hugues du roman de Victor Hugo « Les Misérables ». Fusain et pastel sur papier. 1879-1880. Paris, Maison de Victor Hugo.© Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet
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Autre visuel (1)
Les Misérables (V.Hugo)
L'Homme réveillé
Bayard, Emile-Antoine
Datation
Vers 1879 — 1880
Musée
Maison de Victor Hugo - Hauteville House
Auteur(s)
Bayard, Emile-Antoine (La Ferté-sous-Jouarre, 02–11–1837 - Le Caire, 12–1891), dessinateur
Dates
Vers 1879 1880
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
351

Informations détaillées

Auteur(s)
Bayard, Emile-Antoine (La Ferté-sous-Jouarre, 02–11–1837 - Le Caire, 12–1891), dessinateur
Autres titres :
Jean Valjean se sauvant de chez Monseigneur Myriel (Titre ancien (périmé)), Illustration pour "Les Misérables" dans l'Edition Hugues (Sous-titre)
Date de production
Vers 1879 1880
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 53.2 cm
  • Largeur : 38 cm
Description iconographique

Illustration pour l'éditon Hugues du roman de Victor Hugo « Les Misérables », 1ère partie, "Fantine", livre 2e, "La chute", chapitre 10, "L'homme réveillé". Il correspond au passage suivant : " Il demeurait dans cette situation, et y fût peut-être resté indéfiniment jusqu’au lever du jour, si l’horloge n’eût sonné un coup — le quart ou la demie. Il sembla que ce coup lui eût dit : « Allons ! »Il se leva debout, hésita encore un moment, et écouta ; tout se taisait dans la maison ; alors il marcha droit et à petits pas vers la fenêtre qu’il entrevoyait. La nuit n’était pas très obscure ; c’était une pleine lune sur laquelle couraient de larges nuées chassées par le vent. Cela faisait au dehors des alternatives d’ombre et de clarté, des éclipses, puis des éclaircies, et au dedans une sorte de crépuscule. Ce crépuscule, suffisant pour qu’on pût se guider, intermittent à cause des nuages, ressemblait à l’espèce de lividité qui tombe d’un soupirail de cave devant lequel vont et viennent des passants. Arrivé à la fenêtre, Jean Valjean l’examina. Elle était sans barreaux, donnait sur le jardin et n’était fermée, selon la mode du pays, que d’une petite clavette. Il l’ouvrit, mais, comme un air froid et vif entra brusquement dans la chambre, il la referma tout de suite. Il regarda le jardin de ce regard attentif qui étudie plus encore qu’il ne regarde. Le jardin était enclos d’un mur blanc assez bas, facile à escalader. Au fond, au delà, il distingua des têtes d’arbres également espacées, ce qui indiquait que ce mur séparait le jardin d’une avenue ou d’une ruelle plantée.Ce coup d’œil jeté, il fit le mouvement d’un homme déterminé, marcha à son alcôve, prit son havre-sac, le fouilla, en tira quelque chose qu’il posa sur le lit, mit ses souliers dans une des poches, referma le tout, chargea le sac sur ses épaules, se couvrit de sa casquette dont il baissa la visière sur ses yeux, chercha son bâton en tâtonnant, et l’alla poser dans l’angle de la fenêtre, puis revint au lit et saisit résolument l’objet qu’il y avait déposé. Cela ressemblait à une barre de fer courte, aiguisée comme un épieu à l’une de ses extrémités.Il eût été difficile de distinguer dans les ténèbres pour quel emploi avait pu être façonné ce morceau de fer. C’était peut-être un levier ? C’était peut-être une massue ?Au jour on eût pu reconnaître que ce n’était autre chose qu’un chandelier de mineur. On employait alors quelquefois les forçats à extraire de la roche des hautes collines qui environnent Toulon, et il n’était pas rare qu’ils eussent à leur disposition des outils de mineur. Les chandeliers des mineurs sont en fer massif, terminés à leur extrémité inférieure par une pointe au moyen de laquelle on les enfonce dans le rocher.Il prit ce chandelier dans sa main droite, et retenant son haleine, assourdissant son pas, il se dirigea vers la porte de la chambre voisine, celle de l’évêque, comme on sait. Arrivé à cette porte, il la trouva entrebâillée. L’évêque ne l’avait point fermée. "

Commentaire historique

Ce dessin pour l'Edition Hugues du roman de Victor Hugo, "Les Misérables", a été gravé par A. Bellenger et placé p. 137 en regard du texte qu'il illustre au chaptitre 10 du livre 2 de la 1ère partie ("Fantine").Les fascicules de l'édition Hugues des "Misérables" ont paru à partir du 29 novembre 1879.

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Personne / Personnage représenté
Mode d'acquisition
Date d’acquisition
1903
Numéro d’inventaire
351

Indexation

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Sujet représenté

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