Cosette balayant

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Cosette balayant
"Cosette". Illustration pour "Les Misérables" de Victor Hugo. Fusain d'Emile-Antoine Bayard (1837-1891). Paris, Maison de Victor Hugo.© Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet
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Autre visuel (1)
Les Misérables (V.Hugo)
Cosette balayant
Bayard, Emile-Antoine
Datation
Vers 1879 - 1880
Musée
Maison de Victor Hugo - Hauteville House
Auteur(s)
Bayard, Emile-Antoine (La Ferté-sous-Jouarre, 02–11–1837 - Le Caire, 12–1891), dessinateur
Dates
Vers 1879 - 1880
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
349

Informations détaillées

Auteur(s)
Bayard, Emile-Antoine (La Ferté-sous-Jouarre, 02–11–1837 - Le Caire, 12–1891), dessinateur
Autre titre :
Illustration pour "Les Misérables" dans l'Edition Hugues (Sous-titre)
Date de production
Vers 1879 - 1880
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 44.5 cm
  • Largeur : 27 cm
Marques, inscriptions, poinçons
Signature - En bas, à droite "Emile Bayard"
Description iconographique

Illustration pour l'éditon Hugues du roman de Victor Hugo « Les Misérables », 1ère partie « Fantine », Livre 4ème, « Confier, c'est quelque fois livrer », le dessin correspond au portrait fait de Cosette au chapitre 3 « L'allouette » :« D’année en année, l’enfant grandit, et sa misère aussi.Tant que Cosette fut toute petite, elle fut le souffre-douleur des deux autres enfants ; dès qu’elle se mit à se développer un peu, c’est-à-dire avant même qu’elle eût cinq ans, elle devint la servante de la maison.Cinq ans, dira-t-on, c’est invraisemblable. Hélas, c’est vrai. La souffrance sociale commence à tout âge. N’avons-nous pas vu, récemment, le procès d’un nommé Dumolard, orphelin devenu bandit, qui, dès l’âge de cinq ans, disent les documents officiels, étant seul au monde « travaillait pour vivre, et volait ».On fit faire à Cosette les commissions, balayer les chambres, la cour, la rue, laver la vaisselle, porter même des fardeaux. Les Thénardier se crurent d’autant plus autorisés à agir ainsi que la mère qui était toujours à Montreuil-sur-mer commença à mal payer. Quelques mois restèrent en souffrance.Si cette mère fût revenue à Montfermeil au bout de ces trois années, elle n’eût point reconnu son enfant. Cosette, si jolie et si fraîche à son arrivée dans cette maison, était maintenant maigre et blême. Elle avait je ne sais quelle allure inquiète. Sournoise ! disaient les Thénardier.L’injustice l’avait faite hargneuse et la misère l’avait rendue laide. Il ne lui restait plus que ses beaux yeux qui faisaient peine, parce que, grands comme ils étaient, il semblait qu’on y vît une plus grande quantité de tristesse.C’était une chose navrante de voir, l’hiver, ce pauvre enfant, qui n’avait pas encore six ans, grelottant sous de vieilles loques de toile trouées, balayer la rue avant le jour avec un énorme balai dans ses petites mains rouges et une larme dans ses grands yeux. »

Commentaire historique

Ce dessin pour l'Edition Hugues du roman de Victor Hugo, "Les Misérables", a été gravé par A. Bellenger pour servir de frontispice au livre 4 de la 1ère partie ("Fantine"), p. 197. Le titre du livre "Confier, c'est parfois livrer" y est ajouté dans le haut de la composition. Dans la liste des gravures, l'illustration est indiquée sous le titre : "Cosatte balayant".Les fascicules de l'édition Hugues des "Misérables" ont paru à partir du 29 novembre 1879.

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Personne / Personnage représenté
Mode d'acquisition
Date d’acquisition
1903
Numéro d’inventaire
349

Prolongement

Exposition(s)

Titre
Les Misérables, un roman inconnu ? (Paris)
Dates
10/10/2008 - 01/03/2009
Institution
Maison de Victor Hugo (Paris)

Indexation

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Sujet représenté

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