Cambronne

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Cambronne
Emile Bayard (1837-1891). "Le Dernier carré de Waterloo - Cambronne (Les Misérables)". Huile sur toile. Paris, Maison de Victor Hugo.© Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet
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Autre visuel (1)
Les Misérables (V.Hugo)
Cambronne
Bayard, Emile-Antoine
Datation
Vers 1879 - 1882
Musée
Maison de Victor Hugo - Hauteville House
Auteur(s)
Bayard, Emile-Antoine (La Ferté-sous-Jouarre, 02–11–1837 - Le Caire, 12–1891), peintre
Dates
Vers 1879 - 1882
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
231

Informations détaillées

Auteur(s)
Bayard, Emile-Antoine (La Ferté-sous-Jouarre, 02–11–1837 - Le Caire, 12–1891), peintre
Autre titre :
Illustration pour "Les Misérables" dans l'Edition Hugues (Sous-titre)
Date de production
Vers 1879 - 1882
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 46.3 cm
  • Largeur : 29.3 cm
Marques, inscriptions, poinçons
Signature - En bas, à droite "Emile Bayard"
Description iconographique

Illustration pour l'éditon Hugues du roman de Victor Hugo « Les Miserables », Deuxième partie « Cosette », Livre I « Waterloo », chapitre XV « Cambronne », le dessin offre un portrait héroïque du général Cambronne correspondant au texte :« Le lecteur français voulant être respecté, le plus beau mot peut-être qu’un français ait jamais dit ne peut lui être répété. Défense de déposer du sublime dans l’histoire.À nos risques et périls, nous enfreignons cette défense.Donc, parmi tous ces géants, il y eut un titan, Cambronne.Dire ce mot, et mourir ensuite, quoi de plus grand ? car c’est mourir que de le vouloir, et ce n’est pas la faute de cet homme, si, mitraillé, il a survécu.L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, ce n’est pas Napoléon en déroute, ce n’est pas Wellington pliant à quatre heures, désespéré à cinq, ce n’est pas Blücher qui ne s’est point battu ; l’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne.Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre.Faire cette réponse à la catastrophe, dire cela au destin, donner cette base au lion futur, jeter cette réplique à la pluie de la nuit, au mur traître de Hougomont, au chemin creux d’Ohain, au retard de Grouchy, à l’arrivée de Blücher, être l’ironie dans le sépulcre, faire en sorte de rester debout après qu’on sera tombé, noyer dans deux syllabes la coalition européenne, offrir aux rois ces latrines déjà connues des césars, faire du dernier des mots le premier en y mêlant l’éclair de la France, clore insolemment Waterloo par le mardi gras, compléter Léonidas par Rabelais, résumer cette victoire dans une parole suprême impossible à prononcer, perdre le terrain et garder l’histoire, après ce carnage avoir pour soi les rieurs, c’est immense. »

Commentaire historique

L'oeuvre est le modèle de l'illustration gravée par Gillot (par le procédé du gillotage dont il ets l'inventeur)pour le volume du romande Victor Hugo " Les Misérables " dans l'édition Hugues, p. 53.Elle fait partie de l'accrochage inaugural du Musée, dans la salle des peintures du premier étage.

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Mode d'acquisition
Date d’acquisition
1903
Numéro d’inventaire
231

Indexation

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Sujet représenté

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