Moi, en Eugénie Grandet

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Moi, en Eugénie Grandet
Louise Bourgeois (1911-2010). Eugénie Grandet. Gouache sur papier, 2009. Paris, Maison de Balzac.© Maison de Balzac / Roger-Viollet
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Autre visuel (1)
Moi, en Eugénie Grandet
Bourgeois, Louise
Datation
2009
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Bourgeois, Louise (Paris, 25–12–1911 - New York, 31–05–2010), peintre
Dates
2009
Type(s) d'objet(s)
Lieu(x) d'exécution / réalisation
Numéro d’inventaire
BAL 2012-2
Moi, en Eugénie Grandet

Informations détaillées

Auteur(s)
Bourgeois, Louise (Paris, 25–12–1911 - New York, 31–05–2010), peintre
Autre titre :
Eugénie Grandet (Titre factice)
Date de production
2009
Type(s) d'objet(s)
Lieu(x) d'exécution / réalisation
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 59.6 cm
  • Largeur : 49.7 cm
Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Sous la figure : "Eugénie Grandet" ; initiales en bas à droite : "L.B."
Description iconographique

L'oeuvre représente une tête de jeune femme, dont la figure allongée évoque les traits de Louise Bourgeois jeune femme, telle qu'elle est connue par d'anciennes photographies. L'expression est neutre ce qui en fait une peinture plutôt apaisée par rapport à la production de cette artiste, mais la couleur rouge, les dégoulinures de peinture, font aussi penser à une tête tranchée et démentent cette relative sérénité.« …quand je suis pessimiste je m’identifie, je pense que mon sort a été en grande partie le sort d’Eugénie Grandet. C’est-à-dire que le traitement qu’elle a reçu de son père l’a empêchée de fonctionner comme une personne normale et heureuse. J’ai eu la force d’avoir une famille… Je ne veux pas dire que l’identification soit totale, je dis que l’identification est partielle et momentanée. N’empêche qu’elle revient tout le temps, parce qu’elle fait partie du tissu de ma vie. » Louise Bourgeois, 2003Eugénie Grandet met en scène le père Grandet, vigneron d’une avarice instinctive, sa femme que l’insensibilité de son mari finit par tuer, et sa fille Eugénie, douce et aimante qui, déçue dans ses sentiments, se referme sur elle-même et devient une vieille fille amère. Le roman de Balzac traite donc de la famille, de l’adolescence, de la douleur et de la solitude : des thèmes explorés sans relâche depuis ses premières peintures par Louise Bourgeois qui voit en Eugénie Grandet « le prototype de la femme qui ne s’est pas réalisée. Elle est dans l’impossibilité de s’épanouir. Ce personnage de Balzac est la prisonnière de son père qui avait besoin d’une bonne. Son destin est celui d’une femme qui n’a jamais l’occasion d’être une femme… ».Entièrement fondée sur la mémoire et les « motivations enfantines », l’œuvre de Louise Bourgeois est autobiographique. Au service de l’inconscient, son art cathartique renvoie aux relations mère - enfant ou père - enfant. L’autoportrait en Eugénie Grandet, à la fois poétique et cruel, marque sa rencontre avec Balzac, et ces deux grands artistes, éloignés dans le temps, se rejoignent par leur puissance d’analyse, leur lucidité et leurs efforts pour identifier les ressorts les plus secrets de l’âme humaine.

Personne / Personnage représenté
Mode d'acquisition
Date d’acquisition
23112011
Numéro d’inventaire
BAL 2012-2
Institution

Indexation

Type(s) d'objet(s)

Lieu d'exécution / réalisation

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