Manuscrit de la Préface pour Le Cabinet des Antiques par Honoré de Balzac

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Manuscrit de la Préface pour Le Cabinet des Antiques par Honoré de Balzac
© Maison de Balzac / Roger Viollet
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Manuscrit de la Préface pour Le Cabinet des Antiques par Honoré de Balzac
Balzac, Honoré de
Datation
En 1839
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Balzac, Honoré de (Tours, 20–05–1799 - Paris, 18–08–1850), homme ou femme de lettres - Ecrivain
Dates
En 1839
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
BAL2000-7
Manuscrit de la Préface pour Le Cabinet des Antiques par Honoré de Balzac

Informations détaillées

Auteur(s)
Balzac, Honoré de (Tours, 20–05–1799 - Paris, 18–08–1850), homme ou femme de lettres - Ecrivain
Date de production
En 1839
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 27.5 cm
  • Largeur : 21.5 cm
Description

Neuf pages sur huit feuillets bleutés in 4° montés sur onglet, avec de nombreuses corrections, additions et indications pour l'imprimeur, ainsi que des variantes pour le texte définitif.

Marques, inscriptions, poinçons
Titre de l'oeuvre - En tête de la première page : "Le cabinet des antiques. Nouvelle scène de la vie de province par M. de Balzac suivie de Gambara, Etude philosophique"
Description iconographique

Cette préface constitue un véritable manifeste littéraire où Balzac livre ses intentions sur l'avancement de son oeuvre, parle de sa méthode créatrice et répond aux reproches et critiques. Il déplore l'appauvrissement de la province au profit de Paris, qui ne cesse d'attirer ces trois supériorités: l'Aristocratie, l'Industrie et le Talent. "Le Cabinet des Antiques est l'une des scènes destinées à peindre les malheurs qui résultent de cette manie". Le comte d'Esgrignon est ainsi "la contrepartie de Rastignac", qui réussit là où le premier succombe. Balzac annonce la publication prochaine de la seconde partie d'Illusions perdues et évoque un projet (abandonné), Les Mirouflets, qui "présentera le tableau des ambitions électorales, qui amènent à Paris les riches industriels de la province, et comment ils y retournent". Les parisiens en province doivent peindre les catastrophes précipitant des familles de la capitale en province ; il affirme également qu'il "ne renonce pas à ses Héritiers Boirouge, mais la gravité du sujet nécessite de longues études". C'est ainsi l'architecture de la future Comédie humaine dont l'auteur présente l'évolution, "toutes les proportions ont été dépassées à l'exécution. Ces devis littéraires ont singulièrement ressemblé aux devis des architectes". Balzac répond ensuite aux critiques, en traitant notamment la question du rapport entre le vrai de la réalité et le vrai romanesque, comparant la littérature à "la peinture qui, pour faire une belle figure, prend les mains de tel modèle, le pied de tel autre, la poitrine à celui-ci, les épaules de celui-là" ; expliquant que les circonstances affreuses du modèle pour la mort du Père Goriot n'eussent pas été croyables ; rappelant enfin l'importance du travail de l'artiste. "Qui, dans le sérail de son imagination, ne possède les plus beaux sujets ? mais entre ces faciles conceptions et la production il est un abîme de travail, un monde de difficultés que peu d'esprits savent franchir."

Mode d'acquisition
Numéro d’inventaire
BAL2000-7
Institution

Indexation

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

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