Hôtel de Balzac. Entrée et façade sur la rue Fortunée, aujourd’hui rue Balzac

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Hôtel de Balzac. Entrée et façade sur la rue Fortunée, aujourd’hui rue Balzac
Victor Dargaud (1850-1921). "Maison de la rue Fortunée". Huile sur bois, 1899. Paris, maison de Balzac.© Maison de Balzac / Roger-Viollet
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Autre visuel (1)
Hôtel de Balzac. Entrée et façade sur la rue Fortunée, aujourd’hui rue Balzac
Dargaud, Paul-Joseph-Victor
Datation
1880
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Dargaud, Paul-Joseph-Victor (Paris, en 1850 - en 1921), peintre
Dates
1880
Type(s) d'objet(s)
Numéro d’inventaire
BAL 965
Hôtel de Balzac. Entrée et façade sur la rue Fortunée, aujourd’hui rue Balzac

Informations détaillées

Auteur(s)
Dargaud, Paul-Joseph-Victor (Paris, en 1850 - en 1921), peintre
Date de production
1880
Type(s) d'objet(s)
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 33.8 cm
  • Largeur : 39.2 cm
Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Signé en bas à gauche : "V. Dargaud, 1880" ; au dos : "Maison dans laquelle est mort M. de Balzac, démolie vers 1890"
Description iconographique

Afin d’accueillir Madame Hanska dans une demeure digne d’elle, Balzac acquiert en septembre 1846 une partie de l’ancienne « folie » du financier Beaujon, située rue Fortunée (actuelle rue Balzac). L’écrivain entreprend d’importants travaux de rénovation et de décoration dans cette demeure, détruite en 1890.Dans son texte hommage à Balzac Théophile Gautier parle de la dernière demeure de Balzac : "Ce qui donnait quelque vraisemblance à nos plaisanteries, c’était la nouvelle demeure qu’habitait Balzac, rue Fortunée, dans le quartier Beaujon, moins peuplé alors qu’il ne l’est aujourd’hui. Il y occupait une petite maison mystérieuse qui avait abrité les fantaisies du fastueux financier. Du dehors, on apercevait au-dessus du mur une sorte de coupole repoussée par le plafond cintré d’un boudoir et la peinture fraîche des volets fermés. Quand on pénétrait dans ce réduit, ce qui n’était pas facile, car le maître du logis se scellait avec un soin extrême, on y découvrait mille détails de luxe et de confort en contradiction avec la pauvreté qu’il affectait. – Il nous reçut pourtant un jour, et nous pûmes voir une salle à manger revêtue de vieux chêne, avec une table, une cheminée, des buffets, des crédences et des chaises en bois sculpté, à faire envie à Berruguète, à Cornejo Duque et à Verbruggen ; un salon de damas bouton d’or, à portes, à corniches, à plinthes et embrasures d’ébène ; une bibliothèque rangée dans des armoires incrustées d’écaille et de cuivre en style de Boule, et dont la porte, cachée par des rayons, une fois fermée, est introuvable ; une salle de bains en brèche jaune, avec bas-reliefs de stuc : un boudoir en dôme, dont les peintures anciennes avaient été restaurées par Edmond Hédouin ; une galerie éclairée de haut, que nous reconnûmes plus tard dans la collection du Cousin Pons. Il y avait sur les étagères toutes sortes de curiosités, des porcelaines de Saxe et de Sèvres, des cornets de céladon craquelé, et dans l’escalier, recouvert d’un tapis, de grands vases de Chine et une magnifique lanterne suspendue par un câble de soie rouge.- Vous avez donc vidé un des silos d’Aboul-Casem ? dîmes-nous en riant à Balzac, en face de ces splendeurs ; vous voyez bien que nous avions raison en vous prétendant millionnaire.- Je suis plus pauvre que jamais, répondait-il en prenant un air humble et papelard ; rien de tout cela n’est à moi. J’ai meublé la maison pour un ami qu’on attend. – Je ne suis que le gardien et le portier de l’hôtel."

Mode d'acquisition
Nom du donateur, testateur, vendeur
Date d’acquisition
1905
Numéro d’inventaire
BAL 965
Institution

Indexation

Type(s) d'objet(s)

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