Festin de Balthazar

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Festin de Balthazar
Charles Joseph Traviès de Villers, dit Traviès (1804-1859). Caricature de presse. "Festin de Balthazar". Planche parue dans "La Caricature" du 24 avril 1834. Lithographie. Paris, Maison de Balzac.© Roger-Viollet
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Autre visuel (1)
Festin de Balthazar
Traviès de Villers, Charles Joseph (dit C. J. Traviès)
Datation
En 1834
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Attribué à Traviès de Villers, Charles Joseph (dit C. J. Traviès) (Winterthour ou Winterthur, 21–02–1804 - Paris, 13–08–1859), dessinateur
Dates
En 1834
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
BAL 2013.0.1.7.18.1

Informations détaillées

Auteur(s)
Attribué à Traviès de Villers, Charles Joseph (dit C. J. Traviès) (Winterthour ou Winterthur, 21–02–1804 - Paris, 13–08–1859), dessinateur
Delaunois, Nicolas Louis (Reims, 06–02–1805), imprimeur
Aubert, editeur
Autre titre :
La Caricature politique, morale, littéraire et scénique (Titre de l'ensemble)
Date de production
En 1834
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 35.5 cm
  • Largeur : 51 cm
Dimensions - Image
  • Hauteur : 22 cm
  • Largeur : 35.7 cm
Description

Planche parue dans La Caricature politique, morale, littéraire et scénique, Tome 7, 24 avril 1834 (Planche n°380-381)

Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Titre en bas au centre : « FESTIN DE BALTHAZAR. » ; légende plus bas au centre : « ……………………………………… // 1°. Ils buvaient du vin et ils louaient leurs dieux d’or et d’argent, d’airain et de fer, de bois et de pierre. // 2°. Au même moment on vit paraître des doigts et comme la main d’un homme qui écrivait sur la muraille. // 3°. Alors le visage du roi se chargea, son esprit fut saisi d’un grand trouble ; ses reins se relachêrent [relâchèrent], et dans son tremblement ses genoux se choquaient l’un l’autre. // (La Bible.) » ; indications : en ht à gche : « La Caricature (Journal) N°181. », en ht à dte : « Pl. 380 et 381. »
Inscription - Dans la lettre : « Au bureau, chez Aubert pass. Véro-Dodat. » [éditeur], « Lith. Delaunois, rue du Bouloy, 19. » [imprimeur]
Description iconographique

Dans une salle de banquet (du château des Tuileries ?), des convives sont attablés autour d’une très longue table. « Ce festin est sans doute celui du budget. Tous les ayant-part y tiennent place : ministres, pairs, députés, hauts fonctionnaires, tous dévoués souteneurs du Système doctrinaire » (in explication). Le festin réunit Louis-Philippe, au bout de la table à dte, vu de dos, assis sur une chaise dont le dossier a la forme d’une poire, et les membres du gouvernement. De dte à gche, le long du mur du fond percé d’arcades et décoré d’une frise à l’antique, on peut reconnaître, les uns à côtés des autres, le duc d’Orléans se levant de sa chaise, effrayé par ce qu’il observe, Talleyrand, Schonen, Barthe, d’Argout pointant son grand nez en l’air, et Persil. Enfin, il semble que l’homme debout un peu plus loin, la bouche ouverte, comme étant en train de pousser un cri, soit Madier de Montjau. Les autres hommes, soit parce qu’ils sont vus de dos, soit parce que seule leur silhouette est dessinée, ne sont pas identifiables. Tous les convives paraissent effrayés par le spectacle auquel ils sont en train d’assister. Certains lèvent les bras, d’autres se lèvent précipitamment en renversant leur chaise, prêts à partir. D’autres s’enfuient déjà à toutes jambes. Sur le mur du fond à gche, une main écrit l’inscription en lettres lumineuses « CA N’DURERA PAS TOUJO […] [TOUJOURS] ». Il s’agit d’une référence au festin de Balthazar (narré dans Le Livre de Daniel), lors duquel une « inscription sur le mur » apparut, présage de destin malheureux pour le roi Balthazar puni de balsphèmes. C’est donc un avenir douloureux que semble prédire La Caricature au gouvernement de Juillet. Les mots qui apparaissent sur le mur sont la prédiction que le gouvernement de Juillet ne pourra pas continuer à bafouer les libertés comme il le fait alors. Par ces mots, le journal républicain avertit le gouvernement de son intention de porter un coup d’arrêt à ses directions jugées anti-républicaines. L’explication précise ce que la pl. entend dire que : « l’énormité du budget ne durera pas toujours, l’abandon de la Pologne ne durera pas toujours, l’exil de La Fayette ne durera pas toujours, la loi sur les associations ne durera pas toujours, les persécutions contre la presse ne dureront pas toujours, tout ce Système, en un mot, ne durera pas toujours ». La pl. est non seulement un espoir de voir les choses changer et une menace de les faire véritablement évoluer. La légende est un extrait du chapitre V du Livre de Daniel (lignes 4, 5 et 6). Sur le même thème, cf. la pl. 261 du numéro 126 (4 avril 1833) de "La Caricature".

Mode d'acquisition
Nom du donateur, testateur, vendeur
Date d’acquisition
21021986
Numéro d’inventaire
BAL 2013.0.1.7.18.1
Institution

Indexation

Matériaux et techniques

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