Henri de Marsay

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Henri de Marsay
"Henri de Marsay, dans La Fille aux yeux d'or". Dessin de Charles Huard (1874-1965) et gravure de Pierre Gusman (1862-1942) pour l'édition Conard des Oeuvres complètes de Balzac (1910-1940). Moulage en cuivre par galvanosplastie doublé de plomb et fixé sur une plaque de chêne. 1910-1915. Paris, Maison de Balzac.© Maison de Balzac / Roger-Viollet
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Other visual (1)
Portrait (Sujet représenté) - Jeune homme - Dandy - Canne - Chapeau - Botte
Henri de Marsay
Huard, Charles
Datation
1910 — 1950
Museum
Maison de Balzac
Creator(s)
Huard, Charles (Poncey-sur-l'Ignon, 02–06–1874 - Poncey-sur-l'Ignon, 30–03–1965), dessinateur
Dates
1910 1950
Object type(s)
Museum number
BAL99-252

Detailed informations

Creator(s)
Huard, Charles (Poncey-sur-l'Ignon, 02–06–1874 - Poncey-sur-l'Ignon, 30–03–1965), dessinateur
Gusman, Pierre (Paris, 06–12–1862 - Grosrouvre, en 1942), graveur
Production date
1910 1950
Object type(s)
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 15.3 cm
  • Largeur : 9.7 cm
  • Epaisseur : 2.356 cm
Description

Matrice pour l'illustration de La Fille aux yeux d'or, Etudes de moeurs, Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine 1, volume 13, Paris, Editions Conard, 1910-1950, p. 361

Iconographical description

Portrait d'Henri de Marsay, vu de dos au milieu de verdure et tournant la tête vers la droite. Il s'appuie sur une canne de la main droite et tient son chapeau dans la gauche. Vêtu d'un redingote longue et chaussé de bottes brillantes, il semble particulièrement élégant. Ses cheveux bouclés et ses yeux aux longs cils ne contredisent pas cette impression. "par une de ces belles matinées de printemps, où les feuilles ne sont pas vertes encore, quoique dépliées ; où le soleil commence à faire flamber les toits et où le ciel est bleu ; où la population parisienne sort de ses alvéoles, vient bourdonner sur les boulevards, coule comme un serpent aux mille couleurs, par la rue de la Paix vers les Tuileries, en saluant les pompes de l'hyménée que recommence la campagne ; dans une de ces joyeuses journées donc, un jeune homme, beau comme était le jour de ce jour-là, mis avec goût, aisé dans ses manières (disons le secret) un enfant de l'amour, le fils naturel de lord Dudley et de la célèbre marquise de Vordac, se promenait dans la grande allée des Tuileries. Cet Adonis, nommé Henri de Marsay, naquit en France, où lord Dudley vint marier la jeune personne, déjà mère d'Henri, à un vieux gentilhomme appelé monsieur de Marsay. Ce papillon déteint et presque éteint reconnut l'enfant pour sien, moyennant l'usufruit d'une rente de cent mille francs définitivement attribuée à son fils putatif [...] Vers la fin de 1814, Henri de Marsay n'avait donc sur terre aucun sentiment obligatoire et se trouvait libre autant que l'oiseau sans compagne. Quoiqu'il eût vingt-deux ans accomplis, il paraissait en avoir à peine dix-sept. Généralement, les plus difficiles de ses rivaux le regardaient comme le plus joli garçon de Paris. De son père, lord Dudley, il avait pris les yeux bleus les plus amoureusement décevants ; de sa mère, les cheveux noirs les plus touffus ; de tous deux, un sang pur, une peau de jeune fille, un air doux et modeste, une taille fine et aristocratique, de fort belles mains. Pour une femme, le voir, c'était en être folle ; vous savez ? concevoir un de ces désirs qui mordent le coeur, mais qui s'oublient par impossibilité de le satisfaire, parce que la femme est vulgairement à Paris sans ténacité. [...] Sous cette fraîcheur de vie, et malgré l'eau limpide de ses yeux, Henri avait un courage de lion, une adresse de singe. Il coupait une balle à dix pas dans la lame d'un couteau ; montait à cheval de manière à réaliser la fable du centaure ; conduisait avec grâce une voiture à grandes guides ; était leste comme Chérubin et tranquille comme un mouton ; mais il savait battre un homme du faubourg au terrible jeu de la savate ou du bâton ; puis, il touchait du piano de manière à pouvoir se faire artiste s'il tombait dans le malheur, et possédait une voix qui lui aurait valu de Barbaja, cinquante mille francs par saison. Hélas toutes ces belles qualités, ces jolis défauts étaient ternis par un épouventable vice : il ne croyait ni aux hommes ni aux femmes, ni à Dieu ni au diable." (extrait de "La Fille aux yeux d'or", 1835)

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Person / Character depicted
Acquisition method
Acquisition date
1999
Museum number
BAL99-252
Institution

Indexation

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