Maison particulière entre la Chatellerie d'Ypres et l'hôtellerie de l'Ange

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Maison particulière entre la Chatellerie d'Ypres et l'hôtellerie de l'Ange
Anonyme. "Ensemble de vues de vieilles maisons d’Ypres. Maison particulière entre la Chatellerie d'Ypres et l'hôtellerie de l'Ange". Crayon graphite sur papier. 1864. Paris, Maison de Victor Hugo.© Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet
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Other visual (1)
Maison particulière entre la Chatellerie d'Ypres et l'hôtellerie de l'Ange
Anonyme
Datation
Vers 1864
Museum
Maison de Victor Hugo - Hauteville House
Creator(s)
Anonyme, dessinateur
Dates
Vers 1864
Object type(s)
Type(s)
Materials / Technique
Museum number
2015.0.30.2
Maison particulière entre la Chatellerie d'Ypres et l'hôtellerie de l'Ange

Detailed informations

Creator(s)
Anonyme, dessinateur
Böhm, Auguste (Ypres, 1819 - Ypres, 1891), dessinateur
Production date
Vers 1864
Object type(s)
Type(s)
Materials / Technique
Dimensions - Vue
  • Hauteur : 29.8 cm
  • Largeur : 21.9 cm
Dimensions - Montage ancien
  • Hauteur : 36.8 cm
  • Largeur : 27.1 cm
Markings, inscriptions, punches
Inscription manuscrite - En bas à droite : "d'après aug.te Böhm / dessiné d'après un tableau / du XVIIème siècle / appartenant à A. v. Depaereboom / minsitre de l'intérieur"En bas, au milieu : "maison démolie à la fin du XVIIIème siècle, /à l'emplacement où reste M. Vandermeulen / banquier à ÿpres / grande place."En bas à gauche : "A. La Chatellerie d'Ypres / B. maison particulière / C. l'ange. hotellerie"
Iconographical description

Vues de maisons anciennes d'Ypres, en Belgique, avant leur démolition

Historical background

Cet ensemble fait partie du fonds ancien du musée mais son entrée au musée n’a pas été documentée. Ces dessins sont restés longtemps oubliés jusqu’à ce qu’ils soient ré-identifiés en 2015. Ils n’avaient donc pu être vus par Pierre Georgel lorsqu’il en avait postulé l’intérêt dans son article « Le romantisme des années 1860 » introduisant sa publication de la « Correspondance Victor Hugo – Philippe Burty » paru dans « La Revue de l’Art » (n° 20, 1973), rappelant alors que, dès 1865, J. J. Guiffrey, évoquait ces dessins dans un article, « Les vieilles maisons flamandes de la ville d’Ypres », publié en août dans la « Gazette des Beaux-Arts » (p. 178-186). Ceux-ci attestent en effet, à la fois de la permanence de l’intérêt de Victor Hugo pour « l’archéologie » de l’architecture médiévale mais aussi de son attention au « paysage pittoresque flamand » durant cette décennie des années 1860 qui marque une évolution de son propre dessin par un retour au graphisme. Ces vieilles bâtisses ne sont pas sans lien avec les maisons gothiques que l’on trouve dans certains dessins de Victor Hugo. Les vieux édifices de la ville avaient déjà fasciné Hugo lors de son premier passage à Ypres en 1837, où il écrivait, le 27 août, à sa femme : « Ypres est une ville que j’aimerais habiter. On y trouve les maisons de bois mêlées aux maisons de briques. C’est une sorte de rencontre inattendue de la Flandre et de la Normandie. » En 1864, lors de son voyage annuel sur le continent, Victor Hugo visite de nouveau la ville et note dans son carnet, à la date du 10 octobre : « Un dessinateur prend soin de dessiner toutes les vieilles maisons d’Ypres avant leur démolition. » Ce dessinateur est Auguste Böhm (1819-1891 ; parfois noté « Boehm »), artiste local, s’était fait une spécialité des vues de sa ville dont il dirigeait l’académie. Celui-ci est alors absent d’Ypres mais Hugo rencontre son père F. Böhm. C’est ce dernier qui lui fait parvenir le mois suivant les dessins dont il le remercie dans une lettre datée du 6 novembre 1864 : « […] les onze calques que vous avez la bonne grâce de m’envoyer me sont précieux ; ils me rappellent votre intéressante ville et le beau talent de Monsieur votre fils. Ces charmantes vieilles maisons ne sont pas mortes, elles vivent dans ces dessins excellents. » On ignore qui est l’auteur de ces calques, réalisés en l’absence d’Auguste Böhm. Peut-être s’agit-il d’un élève de Böhm à l’école de dessin de la ville. Ces calques sont d’autant plus précieux que les dessins d’Auguste Böhm que conservait le musée d’Ypres ont été détruits lors de la guerre de 1914-1918.

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Museum number
2015.0.30.2

Indexation

Artiste / Auteur

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Lieu représenté

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